Dialyse : filtrer le sang
édité le 2/12/2008, mis à jour le 4/6/2009 par La rédaction de Bonjour-docteur
La dialyse permet de filtrer le sang des personnes dont les reins ne fonctionnent plus correctement. Une machine remplace alors l’activité des reins. Mais une autre technique moins connue existe : la dialyse péritonéale. Sans machine, le patient y gagne en autonomie.
Sommaire
- Voir le dossier complet

- Dialyse : quand les reins n’assurent plus

- Dialyse : une machine au secours des reins

- Une autre solution : la dialyse péritonéale

- Liens utiles
Dialyse : quand les reins n’assurent plus
Lorsque les reins n'arrivent plus à assurer leur rôle de filtre du sang, on parle d'insuffisance rénale. Depuis un peu plus de cinquante ans, la dialyse permet aux patients atteints de vivre en nettoyant artificiellement leur sang. Aujourd'hui, cette technique médicale améliore le quotidien de plus de 30 000 personnes en France.
Les reins, qui sont de la taille d'un poing serré et de la forme d'un haricot, jouent un rôle vital. Ils sont chargés d'éliminer en permanence les déchets produits par l'organisme et aussi l'eau présente en quantité excessive. Chaque minute, environ un litre de sang (soit le cinquième contenu dans un corps) entre dans les reins, où il est filtré par plus d'un million de petites unités appelées néphrons.
Mais ce système de filtration est très fragile et peut être altéré par de nombreuses affections, comme le diabète, l'hypertension artérielle ou encore la polykystose rénale, une maladie héréditaire caractérisée par la présence de kystes dans les reins.
A ce moment-là, lorsque les reins cessent de fonctionner, les déchets et les liquides s'accumulent anormalement dans l'organisme. A terme, il s'agit d'un véritable empoisonnement de l'intérieur.
Dialyse : une machine au secours des reins
Jusqu'en 1955, les insuffisants rénaux mourraient systématiquement. La possibilité de remplacer les reins par une machine, la dialyse, a révolutionné la prise en charge et surtout l'espérance de vie des malades. C'est un système particulier qui recueille le sang du malade, le filtre et le réinjecte dans le corps.
Les malades doivent se rendre des centres spécialisés, où ils prennent eux-mêmes en charge leur dialyse, avec l'aide des infirmiers.
Une autre solution : la dialyse péritonéale
Il existe toutefois une autre technique, sans machine, qui fait appel à une règle de physique élémentaire. Quand on met du sel dans l'eau, les particules de sel migrent, de sorte que le milieu s'homogénéise.
La dialyse péritonéale applique ce principe. Il s'agit d'une épuration intracorporelle qui utilise le péritoine. Les déchets toxiques du sang traversent sa membrane semi-perméable vers une solution appelée dialysat. Ce dernier est introduit dans la cavité péritonéale par un cathéter permanent.
Cette méthode libère les malades de l'obligation de se rendre, en moyenne trois fois par semaine, dans des structures spécialisées.
Contrairement au Royaume-Uni ou à la Suède, où un 20 % des dialysés le sont par dialyse péritonéale, la France est à la traîne. Cette technique ne concerne en effet que 7 % des malades. Mais les différents gouvernements de ces dernières années ont affiché la volonté de doubler ce chiffre.
La dialyse péritonéale allège la prise en charge de l'insuffisance rénale. Cependant, au stade terminal, celui de l'insuffisance rénale grave, la greffe est le seul traitement qui permette aux malades de retrouver une vie quasi normale.
La pénurie d'organe, c'est-à-dire le manque de don, reste toutefois l'obstacle majeur à cette intervention.
Liens utiles
- Fondation du rein
- Agence de la biomédecine
Pour en savoir plus sur le don d'organes. - Fondation canadienne du rein
Pour en savoir plus sur la dialyse péritonéale.
Insuffisance rénale chronique Polykystose rénale Néphrons Reins Néphrologie Hématurie Hypertension artérielle Protéinurie Sang dans les urines Dialyse péritonéale Dialyse










