Ch@t : L'acharnement thérapeutique
édité le 23/6/2010, mis à jour le 24/6/2010 par La rédaction de Bonjour-docteur
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Chat du 23 juin 2010 Avec les réponses du Pr. Philippe Hubert, chef de service en réanimation pédiatrique et du Dr Edouard Ferrand, chef de service en réanimation chirurgicale.
Sommaire
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- Les réponses du Pr. Philippe Hubert
- Les réponses du Dr Edouard Ferrand
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Les réponses du Pr. Philippe Hubert
- Les soins palliatifs sont-ils considérés comme acharnement thérapeutique ?
Non pas du tout. Les soins palliatifs sont une alternative pour éviter l'acharnement thérapeutique. Cet acharnement thérapeutique (AT), également appelé "obstination déraisonnable", ne doit pas être poursuivi selon la loi d'avril 2005 et dans ce cas le confort du malade est assuré grâce aux soins palliatifs.
- Comment aider un patient qui subit un acharnement thérapeutique ?
En discutant avec le médecin ou l'équipe médicale qui prend en charge le patient. S'il s'agit bien d'un AT selon l'équipe médicale il convient de faire valoir les droits du malade tel que les lois de 2002 et 2005 les ont inscrits dans le Code de santé publique. La loi de 2005 fait devoir au médecin de ne pas faire d'AT. Toute la question est que le malade, sa famille et le médecin soient d'accord sur ce qui est un AT et ce qui n'en est pas un.
- A partir de quel âge peut-on donner des directives de fin de vie ?
Par directive de fin de vie vous entendez probablement les directives anticipées. Celles-ci ne peuvent être réglées que par un adulte c’est-à-dire à partir de 18 ans (l'âge de la majorité). Jusqu'à 18 ans, ce sont les parents de l'enfant qui sont titulaires de l'autorité.
- Peut-on demander à un enfant de formuler ses orientations de fin de vie ?
Il n'y a pas chez le mineur, c’est-à-dire de 0 à 18 ans, la possibilité d'écrire des directives anticipées. Cependant un adolescent de 13 ou 17 ans a tout a fait la possibilité d'exprimer ce qu'il souhaite lorsqu'il est atteint d'une maladie grave qui va aboutir à sa mort. La loi précise que les souhaits d'un enfant suffisamment mature, ce qui est le cas d'un adolescent, doivent être pris en compte par le médecin ou l'équipe médicale mais il faudra également tenir compte de l'avis des parents tant qu'il s'agit d'un mineur
- Faire subir des chimiothérapies très lourdes voire des greffes de moelle osseuse à des patients leucémiques, alors que ces mêmes patients sont en échappement thérapeutique, peut-il être associé à de l’acharnement thérapeutique ?
Il est très difficile de répondre à cette question car des traitements très lourds, dangereux et avec de nombreux effets secondaires comme certaines chimiothérapies ou les greffes de moelle osseuse permettent la guérison de maladies graves comme des leucémies. Je ne connais pas d'équipes médicales qui proposeraient une greffe de moelle osseuse à un malade pour lequel il n'y a pas d'espoir de guérison. La question est donc de s'entendre sur ce qu'on appelle AT ou obstination déraisonnable. La loi l’a défini comme un traitement inutile n'ayant d'autre effet que le maintien artificiel de la vie. Mais l'appréciation d'une obstination déraisonnable reste difficile.
- A partir de combien de semaines d’aménorrhée réanime-t-on (ou tente-t-on de réanimer) un nouveau-né ?
C'est une question difficile qui ne connait pas de réponse catégorique. En effet la réponse est différente selon les pays, en France les néonathologistes estiment qu'il n'est pas raisonnable d'entreprendre des manœuvres de réanimation à la naissance avant 24 semaines d'aménorrhée et que entre 24 et 26 semaines il est recommandé de discuter avec les parents afin de prendre une décision concertée, en accord avec eux, après les avoir informés des possibilités de traitements mais aussi de leurs risques.
- Suffit-il de dire aux médecins que l’on est contre l’acharnement ou faut-il le faire par écrit ?
Les deux possibilités sont recevables aussi longtemps que le malade est conscient et peut s'exprimer, il y a la possibilité de faire savoir ce qu'il souhaite et ce qu'il ne souhaite pas à son médecin. Toutefois si la maladie fait qu'il ne peut plus s'exprimer, qu'il ne peut plus parler/écrire, il est préférable d'avoir rédiger auparavant des directives anticipées. Une autre possibilité est de choisir parmi ses proches une personne de confiance qui pourra exprimer au médecin ce que souhaitait le malade si celui-ci ne peut plus le faire. Il y a donc différent moyen prévus par la loi d'éviter un AT.
Les réponses du Dr Edouard Ferrand >>
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Soins palliatifs Aide aux mourants
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Vos commentaires
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ken a écrit édité le 24/6/2010 :
Modérateur Bonjour-docteur.com a écrit édité le 23/6/2010 :
fafoudu78 a écrit édité le 23/6/2010 :
respecter le caractère sacré de la vie, et abréger les souffrances de son patient.
fafoudu78 a écrit édité le 23/6/2010 :
manuf69 a écrit édité le 23/6/2010 :
fafoudu78 a écrit édité le 23/6/2010 :
bellavida a écrit édité le 23/6/2010 :
bellavida a écrit édité le 23/6/2010 :
On occulte complétement; C'est TABOU.
A partir de là , on ne peut pas demander à un patient qui est en fin de vie : que ressentez-vous ?pour savoir s'il a conscience de terminer sa vie.
Le patient nie aussi ou fait semblant de nier cette fin de vie et nous sommes tous dans une grande lâcheté et hypocrisie;
Quelles en sont les conséquences?
On pose sans son avis aux malades en fin de vie des patchs de morphine qui le mettent parfois selon la dose dans un état de conscience moindre, fatigue et nausées. La famille n'est en général pas informée, questionnée. Le malade s'installera donc dans un état de moindre souffrance mais sans avoir parlé s'il l'avait désiré, à sa famille ou un être cher. Les dernières paroles d'(un père ou d'une mère peuvent être très importante pour leurs enfants et petits-enfants, même d'un certain âge;
Il y a la dernière perf refusée par le malade qui l'arrache mais que l'on fixe dans le dos pour l'en empêcher.
theia a écrit édité le 23/6/2010 :
Dr Tourmente - Bonjour-docteur.com a écrit édité le 23/6/2010 :
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